Fantasme d’écrivains

Avant que vous vous fassiez des idées, je vous arrête tout de suite : ce fantasme n’a rien d’excitant 😉 Il s’agit surtout d’écrire, tout simplement.

Comme je le disais ici, il n’est pas facile de concilier l’écriture avec toutes nos obligations, et le temps consacré à avancer dans nos projets littéraires (ou à nourrir un blog, d’ailleurs) est souvent le premier sacrifié au boulot, au mariage et aux enfants. Car même si l’écriture est un élément de mon identité, je ne tiens pas à mourir de faim dans la rue, à divorcer ou à m’éloigner de ma fille… Les journées n’ayant que 14 heures (car il faut aussi bien dormir, manger, se doucher, etc) , il y a forcément des activités qui passent à la trappe…

Que faire alors ?

Dans l’article déjà mentionné, je vous proposais les trois strarégies suivantes : prendre rendez-vous (par exemple bloquer une demi-journée de temps en temps, voire régulièrement, et s’y tenir quelles que soient les circonstances), les minutes volées (avancer à pas de fourmis dès que quelques minutes se libèrent) ou se lever aux aurores (difficile mais efficace).

Voici venir la stratégie n°4, à laquelle je n’avais pas pensé auparavant car elle s’intégrait tout naturellement dans ma vie jusqu’il y a quelques années : les vacances créatives.

Aux temps bénis de l’école où les vacances d’été duraient deux mois, je n’avais aucun mal à boucler un projet important où à mettre le suivant sur les rails. En fait, je me rends compte que les avancées majeures dans mon travail d’écrivain, que ce soit au niveau de la construction de mon monde, de la recherche d’idées ou de l’écriture elle-même, ont eu lieu pendant des vacances.

Je ne vais pas me plaindre, j’ai encore des vacances. Sauf que c’est beaucoup moins, et qu’avec une famille, il est difficile de faire l’ermite quelques jours parce que justement, ces vacances sont censées être des vacances en famille… Alors oui, j’avance encore un peu. J’ai une famille compréhensive qui me laisse appliquer la stratégie n°1 en vacances, mais il arrive un moment où cela ne suffit plus. Il est alors temps de sacrifier quelques jours ou une semaine pour les investir dans des vacances créatives.

Le principe ? Partir tout seul, avec une mission (finir le roman, trouver le plan du suivant, que sais-je). Réservez une chambre ou un minuscule appartement avec kitchinette (en hiver c’est moins cher et vous ne serez pas tenté de sortir), de préférence pas loin de chez vous pour ne pas perdre inutilement du temps dans le trajet. Le premier jour, allez faire les courses, cuisinez une grosse marmite de quelque chose que vous pouvez réchauffer, faites des provisions de thé ou de café ou de tout autre stimulant créatif, oubliez votre montre et votre téléphone et mettez-vous au travail. Je l’ai fait il y a dix ans, ce qui m’avait permis d’écrire 75 pages en 6 jours ! Si votre budget ne vous permet pas de louer quelque chose, renseignez-vous autour de vous et offrez vos services de gardiennage à vos amis partant eux-même en vacances… Ou trouvez d’autres écrivains pour partager les frais avec vous, idéal pour ceux ne supportant pas la solitude plusieurs jours d’affilée. Luxe ultime si vous en avez les moyens : hôtel en pension complète, ainsi vous n’aurez à vous occuper de rien.

Rien que d’écrire ces lignes, ça me fait rêver… Je crois que je vais m’organiser quelques jours, je les ai bien mérités 😉

Amis écrivains, avez-vous déjà essayé cette stratégie ? Faites-moi part de vos expériences !

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