Ce que j’ai appris du NaNo

Chers amis,

Après une longue absence due à des problèmes techniques, il est temps de faire le bilan du mois de novembre dernier, consacré au NaNo, le National Novel Writing Month, pour ceux qui auraient oublié 😉 Ce mois d’écriture intense m’a appris bien des choses sur ma façon de travailler.

Tout d’abord, je me suis rendue compte que ce n’était pas si rebutant d’écrire directement un fichier informatique (j’utilise des cahiers normalement, et je tape mes textes ensuite), c’est même plutôt ludique de voir le nombre de mots augmenter jour après jour et d’avoir des statistiques sur l’avancement de son travail, même si tout cela n’en reste pas moins des chiffres, autrement dire plus abstraits que des pages de cahier qui se remplissent, à mon sens…

Ensuite, et c’est l’aspect du NaNo qui m’a le plus favorablement étonnée, ça a été de voir à quel point ma créativité s’est débloquée. Depuis la naissance de ma fille, mon entrée dans la vie professionnelle et les difficultés à disposer de longues plages horaires libres de toutes corvées, qui en découlent, je me sentais créativement asséchée, à court d’idées, bouclant péniblement des projets engendrés longtemps auparavant. Bien que laborieux les premiers jours (je me demandais avec quoi j’allais pouvoir remplir ces pages), le travail de narration a très vite décollé et les personnages se sont mis à évoluer librement dans ma tête. Je me suis lancée dans le NaNo tête baissée, sans aucune préparation à part quelques ébauches de personnages datant d’il y a cinq ans, improvisant au fil des jours. J’ai été bluffée de voir ce qu’il en est ressorti, même si le résultat est loin d’être parfait. Il faut dire qu’un mois durant, je n’ai pensé pratiquement qu’au NaNo, j’avais toujours mon ordinateur sur moi, à l’affût de quarts d’heures volés pour taper les morceaux de chapitres qui me venaient, et que je consacrais presque toutes mes soirées et tous les trous dans mon emploi du temps à l’écriture.

Enfin, et cet enseignement est lié au précédent, j’ai été surprise de voir le nombre d’heures quotidiennes (deux voire trois en moyenne) que j’ai réussi à dégager pour le NaNo. Mais cela a eu un coût : comme j’écrivais en parallèle de ma vie normale, c’est à dire en travaillant et en m’occupant de ma fille (en somme, comme la plupart des gens !), tout le reste est resté en plan : autres projets personnels, amis, sport, corvées nécessaires au bon fonctionnement du foyer… Toutes choses que j’ai dû rattraper au mois de décembre, mois amputé de sa dernière semaine et déjà chargé en temps normal étant donné qu’il faut boucler l’année…

Bref, ce fut une expérience enrichissante et intense, qui m’a offert de nombreuses satisfactions dont celle, et pas la moindre, d’avoir écrit un roman en trente jours. Mais je suis contente que ce soit terminé, je serais incapable de tenir un tel rythme de production à l’année, à moins bien sûr que mes rêves les plus fous ne se réalisent et que je vive de ma plume. Comme ce n’est pas encore le cas, je me contenterai de prendre rendez-vous pour l’année prochaine, peut-être un peu mieux préparée, à moins que cette fois encore, je ne me laisse surprendre…

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