la fin

Voilà, j’arrive au sommet de ma petite montagne personnelle, à savoir la fin du roman dont je vous parlais ici. Il me reste un chapitre à écrire, et je n’arrive pas à m’y mettre. J’ai toujours un petit blues quand une histoire se termine, d’autant que cette fois, je ne pense pas qu’il y aura une suite, donc pas de joyeuses retrouvailles en perspective avec mes chers personnages…

Arrivée au sommet, je prends encore un peu de temps pour admirer le travail que j’ai accompli jusqu’ici. Une fois qu’il sera terminé, il faudra bien redescendre, choisir une autre montagne, puis commencer une nouvelle ascension. Ça donne un peu le vertige, cet inconnu, un vertige familier malgré le fait que jusqu’ici, ma muse ne m’a jamais fait défaut et m’a toujours lancé des miettes d’histoires à mâchouiller… J’ai bien quelques projets sous le coude, mais il me faudra les apprivoiser, d’autant qu’ils se situent dans des univers totalement différents d’Eriu.

Quand j’y réfléchis, c’est un peu le même pincement au cœur que lorsque je referme un gros livre ou termine une saga qui m’a accompagnée longtemps, une sensation de vide. Heureusement, quand un univers ou des personnages me manquent, je peux réouvrir le livre et me plonger dans la lecture. J’adore relire certaines œuvres, j’y puise une grande consolation dans les périodes stressantes. Alors, même si Clotaire, Nelle et les autres ne m’accompagnent plus en tant qu’auteure, je me réjouis de les retrouver en tant que lectrice d’ici quelques mois, quand mon travail aura suffisamment décanté pour que je m’attelle à la première correction. Puis je taperai le manuscrit et le relirai encore une fois. Tout compte fait, c’est loin d’être la fin !

Amis écrivains, ressentez-vous ce vertige, vous aussi ? Et vous, chers lecteurs, comment vous sentez-vous en refermant un livre qui a été un bon compagnon ?

Image : pixabay

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