Cahiers

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Quand mes amis viennent me voir de France, savez-vous quel cadeau ils me ramènent quelquefois ? Des cahiers. Des cahiers à carreaux seyès, pour être précise, format 21×29,7 (même si certains se sont déjà trompés et ont acheté du 24×32), avec 96 pages. Ils doivent aussi avoir une belle couverture, vernie, de préférence.

Ce sont mes cahiers préférés pour écrire. Plus petits, je les termine trop vite, et plus grands, ils ne rentrent plus dans mon sac à main. Car lorsque j’ai un roman en cours, j’emmène mon cahier du moment partout avec moi.

En ce qui concerne les carreaux, je suis devenue moins puriste avec le temps. Maintenant j’écris aussi dans des cahiers lignés, et même dans des cahiers à petits carreaux s’il le faut vraiment.

Il est important que ces cahiers me plaisent. Après tout, ils sont mes compagnons quasi quotidiens pendant un an, ou presque (c’est environ le temps qu’il me faut pour en remplir un). Le papier doit être agréable au toucher, sentir bon, et ne pas être trop fin, étant donné que j’écris à la plume.

Pourquoi cette manie des cahiers ? Pourquoi ce genre de cahier en particulier ?

Au début c’était le hasard. Quand j’avais huit ans, nous avons déménagé, et pour la première fois, j’ai eu une chambre à moi, avec un vrai grand bureau. Et dans le tiroir de ce bureau, il y avait… un cahier ! 21×29.7, 96 pages, grands carreaux seyès, couverture vernie. Profitant de cette nouvelle intimité, du calme, de cet espace de création vierge que représentait ce cahier qui n’avait pas encore de destination précise, je me suis mise à écrire les histoires que j’avais dans la tête, peut-être celles que je racontais à ma sœur pour la distraire quand nous étions toutes petites (c’est elle qui me l’a raconté, je ne m’en souvenais plus). Lorsque j’ai terminé ce cahier, j’en ai racheté un autre, le même genre, avec mon argent de poche (il coûtait 10 Francs, ce prix rond m’avait marquée). Et puis un autre, etc. C’est ainsi qu’est née une sorte de tradition. Et même quand nous avons eu un ordinateur, j’ai continué à écrire à la main. J’adore la sensation de ma main qui glisse sur le papier et la satisfaction de voir les pages se noircir de mon écriture. Et puis à l’époque, les ordinateurs portables étaient chers et encombrants, je n’aurais jamais pu me balader avec dans mon sac à main ou l’emmener à l’école comme c’était le cas avec mes cahiers (j’écrivais souvent en cours mais les profs fermaient les yeux, certains même m’encourageaient, tant que je faisais mon travail).

J’ai toujours un ou deux cahiers de réserve à cause d’une peur ridicule de manquer de place pour écrire !

5 réponses

  1. C’est vrai, quand on ne sait pas quoi t’offrir on ne se trompe jamais avec du matériel d’écriture (quel qu’il soit). Et j’ai toujours adoré tes histoires (même si les trois quarts du temps c’était pour m’embobiner, n’est-ce pas la Reine des Grenouilles ?).

    Keep going !

  2. Oups ! Je viens de me rendre compte qu’il en manque un sur la photo ! Celui dans lequel je vais commencer mon nouveau roman.

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