Ecrire dans les cafés

J’adore écrire dans les cafés. D’ailleurs je ne suis pas la seule. Il est de notoriété publique que JK Rowling aime écrire dans les cafés, pour ne citer qu’elle (non pas que je me compare à elle, entendons-nous bien !)

Pourtant nous avons presque tous l’image en tête de l’écrivain renfermé dans son bureau, seul, travaillant dans le silence, et pourquoi pas dans le recueillement. C’est également ainsi que j’aime travailler quelquefois. Mais à d’autres moments, j’ai besoin d’aller dans un café. Pour moi c’est comme un immense bureau où l’on serait servi, avec rien d’autre à faire que d’avancer sur son roman. Je n’y vais d’ailleurs que pour du travail d’écriture de création, pas pour taper mes livres ou m’occuper de mon blog.

Ce rien d’autre à faire est primordial. Quand je travaille chez moi, je suis vite distraite par la liste d’autres choses sans doutes plus urgentes (mais pas plus importantes) à faire. Ça, c’est pour les distractions plutôt déplaisantes. Mais je suis aussi parfois victime de distractions que je n’ai pas envie d’écarter, comme mon mari, mon bébé ou un ami qui appelle pour qu’on se voie. Alors d’accord, j’ai passé du temps avec des gens que j’aime, ce qui est d’une extrême importance, mais… je n’ai pas écrit une ligne de plus.

C’est là que les cafés ont tout leur intérêt. Rien que le fait d’y aller (toute seule, bien entendu) me met dans l’ambiance « travail » nécessaire à ma concentration.

Lorsque j’ai besoin de donner un coup de collier, je me rends dans un café deux heures avant son heure de fermeture, car je déteste m’interrompre au milieu d’un chapitre une fois que je suis bien lancée. Ou alors je m’accorde le luxe d’y aller une journée entière si j’ai besoin d’écrire beaucoup de pages ou des passages difficiles. Quand je vois la somme de travail que j’arrive à abattre dans ces moments-là, je me dis que c’était de l’argent bien investi.

Ecrire dans un café permet aussi d’être solitaire sans se sentir seule. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, un café bruyant n’est pas un problème pour se concentrer. Le bruit de fond est diffus et se laisse vite oublier. J’avoue que c’est un peu plus difficile lorsque vos voisins de table ont une conversation passionnante, mais si le café est assez bruyant, on n’arrive pas à vraiment comprendre ce qu’ils racontent et la session de travail est sauvée 😉

Les gens ont parfois du mal à saisir ce côté « sociablement seule » de l’écriture dans les cafés. Une fois, un homme est venu à ma table me faire la conversation malgré mes invitations polies à me laisser en paix. Il ne pouvait pas concevoir que je venais seule dans un café avec l’intention de passer ma soirée seule. D’après lui, si j’avais vraiment tenu à ma solitude ce soir-là, je serais restée chez moi pour travailler. Inconsciemment, j’avais envie que quelqu’un me tienne compagnie. FAUX ! avais-je envie de hurler, mais la musique était trop forte.

Conclusion : si un jour vous voyez une personne griffonner seule à une table de café, laissez-là en paix, à moins qu’un geste ou un regard suffisamment explicite ne vous invite à se joindre à elle…

Bonus : si vous êtes curieux, vous trouverez ici une photo de session d’écriture dans mon café préféré…

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