Promenade dans les bois : Aergad

Aergad fut subitement tiré de sa rêverie. Quelqu’un approchait. Il se retourna et aperçut Kataryn. Comme elle était belle ! Sa robe d’un gris perle rehaussée de soiries écarlates soulignait ses charmantes courbes et faisait ressortir l’éclat de ses yeux noirs.

Aergad manifesta sa présence pour ne pas la surprendre.

– Dame Kataryn, appela-t-il doucement.

Elle tourna la tête dans sa direction.

– Sire Aergad !

Elle s’approcha.

– Je me rends compte que je ne vous ai pas encore présenté mes condoléances pour votre père, dit-elle. J’en suis désolée.

– Ce n’est rien. Dites-moi plutôt ce que vous faites, toute seule dans les bois ? dit-il pour changer de sujet.

Il lui était encore douloureux d’évoquer la mort de son père.

Comme vous, je me promène.

Pourtant vous avez l’air de vous cacher, la taquina-t-il.

Mais qu’est-ce qu’il lui prenait de lui parler ainsi ? Pendant un court instant il se sentit complètement idiot. Cela faisait longtemps qu’une femme n’avait pas eu cet effet sur lui.

Kataryn se détendit.

– C’est vrai, admit-elle. Ça ne vous a pas empêché de me trouver !

– C’est parce que je vous cherchais, pour être franc. Vos gens m’ont dit que je vous trouverai dans les bois.

– Les traîtres ! Ils savent pourtant que mon refuge est inviolable !

Malgré son ton, elle souriait.

Incroyable ! songeait Aergad. Kataryn de Rhyn savait plaisanter !

Votre refuge ?

Oui, c’est là que je viens quand l’ambiance au château me pèse…

Elle était redevenue sérieuse.

– Mais dites-moi, pourquoi me cherchiez-vous ? Quelque chose de grave est-il arrivé ? reprit-elle, un peu alarmée.

– Non.

– En ce cas, comment se fait-il que mes gens vous aient indiqué où me trouver ? Ils savent que je n’aime pas être dérangée…

– Je leur ai simplement dit que vous vouliez me voir.

– Vous avez fait quoi ? fit-elle avec colère. N’avez-vous donc pas pensé à ce qui va se raconter à la cour ? A ce que les gens vont croire ? Votre attitude est tout à fait…

– Inconvenante, oui, je sais, la coupa-t-il. Ça m’est égal, j’avais envie de vous revoir. Et bien pas moi, figurez-vous.

Elle tourna les talons et s’en fut à grands pas. Aergad se rendit compte qu’il était allé trop loin.

Dame Kataryn, attendez ! la rappela-t-il. Je plaisantais. Il se trouve que j’ai vraiment besoin de vous voir. C’est important.


Pour savoir ce qu’Aergad veut, c’est ici.

Pour en apprendre plus sur le père d’Aergad, c’est ici.

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