Le début de la quête

Où sont les autres runes ? demanda Aergad quand Artus eut fini de parler.

Une des Temporelles est ici, mais la cachette des autres m’est inconnue. Ces informations se trouvent dans le Livre de Tàin.

Tandis qu’il parlait de la rune cachée au temple, Artus avait instinctivement porté la main à son cœur, ce qu’Aergad ne manqua pas de remarquer. Il était curieux de vérifier si ce qu’il soupçonnait était exact, mais il devait en apprendre plus d’abord.

Les Gardiens n’ont-ils donc pas accès au Livre de Tàin ? demanda Aergad.

Non, il est gardé par le prêtre du temple d’Eriu, répondit Artus, l’air un peu déçu. Un document si précieux pour mes recherches !

Il est sage qu’il en soit ainsi, fit Aergad avec un sourire hypocrite. Imaginez qu’un Gardien rassemble les runes à son profit, ce serait terrible…

Vous n’avez pas idée à quel point ! répondit Artus sans préciser davantage.

Aergad décida qu’il en savait assez. Il murmura l’une des formules qu’il avait trouvées dans le livre de Kataryn sur la vie et la mort, et Artus s’effondra en avant sur la table. Aergad s’approcha de lui avec circonspection et lui tâta le pouls. Il était mort. Le jeune homme vit un cordon sur la nuque du moine et le défit. Au bout pendait une rune similaire à la sienne. En fouillant un peu dans les papiers d’ Artus, Aergad l’identifia comme étant kor-arosenos et découvrit qu’elle permettait d’utiliser la télékinésie. De plus, la rune qu’il avait trouvée dans les affaires de Kataryn était aussi une Temporelle… Il dénicha également une carte du Nomed qu’il roula et glissa dans sa manche. Puis après avoir repris sa rune et empoché celle d’Artus, il ouvrit brusquement la porte et appela au secours. Des moines accoururent sans pouvoir rien faire d’autre que de constater le décès. Aergad leur expliqua qu’Artus avait eu l’air de souffrir de douleurs à la tête pendant leur conversation. Et tout à coup, il s’était effondré. Les moines le crurent car Artus avait toujours été sujet aux migraines. Pas un instant ils ne soupçonnèrent Aergad de quoi que ce soit car le corps ne portait aucune marque visible pouvant indiquer que la mort d’Artus n’était pas naturelle. De plus, le sort utilisé par Aergad était trop complexe pour être détecté facilement.


Pour rester avec Aergad, c’est ici.

Pour en apprendre plus sur le temple d’Ivelië-Nemu, c’est ici.

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