La trouvaille d’Isadora

Isadora la nymphe avançait d’un bon pas sur la Terre des Centaures. Au loin elle apercevait un groupe de grandes tentes de peau, et elle espéra qu’elle y trouverait Quinea. Voilà des jours qu’elle la cherchait.

La nymphe ne passait pas inaperçue avec son corps élancé d’une blancheur de nacre et ses longs cheveux tout aussi blancs. Elle savait qu’elle prenait un risque en avançant ainsi à découvert. Mais la nouvelle qu’elle apportait à Quinea en valait la peine.

C’est alors qu’elle ressentit un étrange picotement. Elle s’arrêta net, aux aguets. Examinant les alentours, elle découvrit que le picotement provenait d’une barrière magique érigée devant l’entrée d’une grotte. Intriguée, elle s’en approcha. Elle sourit en sentant que la barrière n’était pas destinée à repousser les nymphes. Elle entra dans la grotte, curieuse de voir ce qu’on avait tenu à cacher. Elle faillit pousser un cri en découvrant un Observateur soigneusement enveloppé dans un tissu de velours noir.

Isadora s’empara fébrilement de la longue-vue magique et y colla son œil, demandant si Lyn était bien celle qu’elle croyait chercher. L’Observateur ne fit pas attendre sa réponse. Une image nette de Lyn sauta aux yeux de la nymphe. Dans les mains et le buste de la jeune humaine, on voyait briller les runes de Tàin, comme dans l’antique représentation des Elus de la Prophétie qu’on pouvait admirer au temple d’Eriu.

Un écran noir recouvrit l’image au bout de quelques secondes, mais Isadora en avait assez vu. Le soulagement l’envahit. Elle avait eu raison d’entreprendre ce long voyage pour prévenir Quinea.

Elle reposa l’Observateur à sa place, mais elle ne put se résoudre à partir. Finalement elle céda à son impulsion et emporta l’Observateur sans remords. Elle en avait sans doute plus besoin que son propriétaire, d’autant qu’elle se servirait de l’instrument pour la bonne cause.

Isadora se remit à courir, voulant atteindre le groupe de centaures le plus vite possible.


Pour rester avec Isadora, c’est ici.

Pour rester près de la grotte, c’est ici.

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