Initiation à kor-freisenos

Voici comment Aergad est entré en possession de kor-freisenos :

Se saisissant avec délicatesse de la longue-vue, il y colla son œil, se demandant par quel moyen il pourrait ramener Kataryn à la vie. Il y eut un flash blanc, puis Aergad distingua un drôle d’objet. Quand l’image devint nette, il reconnut le coffret de Kataryn, ouvert sur ses genoux. L’Observateur attira son attention sur l’un des objets en se rapprochant de lui. L’objet en question finit par occuper tout le champ de vision d’Aergad.
Il s’agissait d’une pierre polie, noire, grosse comme une noix. Un étrange symbole blanc se détachait nettement, mais Aergad en ignorait la signification. On aurait dit une rune.
Ecran noir.
Aergad décolla son œil de l’Observateur et le reposa soigneusement. Il fouilla ensuite dans le coffre, à la recherche de l’objet que l’instrument lui avait montré. Quand il l’eut trouvé, il le serra dans son poing avec émotion. Si l’Observateur ne se trompait pas, cette pierre ressusciterait Kataryn. Restait à savoir comment.

Et voici comment il va apprendre ce que sont les runes de Tàin :

– Qui êtes-vous, et qu’est-ce qui vous amène ? demanda Artus sans aucune cérémonie. Faites vite, je n’ai pas de temps à perdre.

Aergad ne fut nullement intimidé par cet accueil peu chaleureux. Il savait qu’Artus était celui qui l’aiderait à mener sa quête à bien. Calmement, il sortit la rune de la poche de sa cape et la tendit au moine par-dessus la table. Artus pâlit. Aergad fut sûr qu’il avait tout de suite reconnu la pierre.

– Où avez-vous eu ça ? demanda le moine avec brusquerie.

– J’ai hérité de cette rune, mais j’ignore tout de son utilisation. J’ai senti qu’elle était magique, alors j’ai fait des recherches à son sujet. En vain. On m’a dit que vous, en revanche, vous pourriez m’aider.

Artus sembla se détendre un peu. Il farfouilla dans son fouillis et tira un rouleau de parchemin de sous une pile de papiers qui menaçait de s’écrouler. Douze symboles inconnus d’Aergad y étaient tracés, et parmi eux, le jeune homme reconnut la rune gravée sur la pierre qu’il avait apportée.

– Il s’agit de kor-freisenos, la pierre de l’hiver. C’est l’une des douze runes de Tàin. Ce temple est sans doute le seul endroit du Nomed qui conserve leur histoire et les étudie, dit Artus.

Këtelyn fut la Gardienne de cette rune, puis Kataryn, bien qu’elle ignorât ce rôle, sa mère étant morte avant de pouvoir le lui expliquer. C’est pourquoi l’initiation de l’Elu aux pouvoirs de cette rune, si elle a lieu, ne pourra pas se faire selon les règles habituelles.

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